Deuxième partie : les responsabilités de la France

5. Les responsabilités de la France dans les divisions et querelles inter-ethniques

 L'un des principaux griefs des "ethnonationalistes" merina consiste à avancer que la France a toujours mené une politique hostile aux Merina, parce qu'ayant détenu le pouvoir, ils avaient ainsi acquis une certaine légitimité pour diriger Madagascar. L'administration coloniale a donc cherché à rabaisser les Merina, Ratrimonimerina va plus loin, il prétend même que l'hostilité aux Merina est générale chez tous les Français :

On peut aussi, à ce sujet, se reporter aux interventions des rédacteurs de JURECO sur Internet, notamment Harilala Andrianarimanana (scm, 6/02/97), Commençons par analyser l'aspect proprement politique.

Dans son ouvrage sur 1947, Janine Harovelo (10) cite un article de "l'Encyclopédie coloniale et maritime" parue précisément en 1947. Léon Réallon parle des "autochtones", de race noire ou métissée, qui ont été asservis par les "conquérants malais", puis libérés par la France :

Le socialiste Marcel de Coppet, alors Haut Commissaire à Madagascar, prononce un discours (11) en février 1947, dans lequel il revient sur ce clivage :

Notons en passant que, quand éclatera l'insurrection, quelques semaines après ce discours, les plus nombreux et les plus déterminés ne seront pas les Merina, mais précisément des gens issus des populations "cotières", celles des provinces de l'Est, férocement exploitées par les colons...

De Coppet poursuit en décrivant les particularités raciales et culturelles de ceux que l'on désigne aujourd'hui sous le nom de Merina fotsy, et pour lesquels ont utilisait alors le mot Hova :

Ce discours, traduit en langue malgache par "Ilaitangena" (Le Poison), est paru en Avril 1997 dans "Feon'ny Merina" et se trouve reproduit sur une page Web sous le titre "Isika Merina no tena tsy tiany" ("C'est vraiment nous, les Merina, qu'ils n'aiment pas"). Ainsi nous voyons comment cette littérature socialiste continue d'alimenter aujourd'hui une propagande anti-française. (12)

Ainsi le pouvoir colonial n'a eu de cesse de diviser pour régner, et il est parvenu à figer un clivage ethnico-racial, opposant d'un côté les Merina fotsy, de l'autre les Merina mainty et "Côtiers". Il ne s'agissait pas tant de répandre des "théories scientifiques" plus ou moins fausses sur l'origine des ethnies de Madagascar, que de servir ainsi une certaine politique, qui s'est traduite par des actes concrets, dont l'un des plus criminels fut, à l'époque que nous considérons ici, l'opposition encouragée par le colonisateur entre deux partis rivaux, le MDRM et le PADESM. En 1946, le PCF a même cru devoir discerner, au-delà de la division ethnique, un antagonisme de classes entre les deux partis, et il appuya la fondation du PADESM, celui des deux qui se ralliera aux colonisateurs durant l'insurrection de 1947. (13)

Cette scission dramatique s'est produite dans une période décisive, au moment où les Malgaches ont relevé la tête et combattu pour leur émancipation. En massacrant les insurgés, et en recrutant pour cette triste besogne des alliés parmi les Malgaches, la France a porté un coup terrible à la construction nationale à Madagascar. Cette politique était criminelle et on se demande bien ce qu'attendent nos responsables politiques, "gauche plurielle" comprise, pour le reconnaître aujourd'hui. Nous aimerions savoir ce qu'ils ont à répondre à Ratefy quand il écrit :

Sur ce thème, on lira également son intéressante "Lettre ouverte aux francophoniens" sur le site Web "Tao anatin'ny aizina". Sur l'état de la recherche concernant les événements de 1947, consulter une note de Françoise Raison-Jourde sur le site Web de "Clio en Afrique".

En 1960, l'indépendance a été simplement "accordée" et la Première République Malgache confiée à des "amis de la France", au premier rang desquels figuraient les anciens du PADESM.

Tout ce passé continue de peser lourd dans la balance. Il est très difficile, encore aujourd'hui, de nier formellement que la France joue un rôle dans la perpétuation des divisions interethniques. Certains responsables français, et aussi de simples citoyens français, ne continuent-ils pas, aujourd'hui, à conserver le regard ethniciste qu'ils ont eu hier ? Par leurs paroles, leurs écrits ou leurs actes, ne contribuent-ils pas encore à jeter de l'huile sur le feu ? (14) Evoquons un exemple récent, révélateur d'un certain climat politique actuel. Car il convient parfois de ne pas en rester à l'Omaly pour s'intéresser aux enjeux de l'Anio.

En Décembre 1994, paraît en France le "Rapport Marcus" (14 bis). Le député français C.-G. Marcus est venu en visite à Madagascar et a fait son petit tour de l'Ile, piloté par l'ambassadeur de France Gilles d'Humières. 

Le ton général de son rapport est acrimonieux, donneur de leçons, réprobateur jusque sur la question du Rwanda (!), s'apitoyant sur "une situation catastrophique, dont l'Etat malgache est évidemment le premier responsable" (p. 8), sans jamais se poser la question de savoir si les responsabilités pourraient être partagées, si par exemple l'essentiel de "l'aide française" n'est pas un soutien direct à ce même Etat malgache.

Voici quelques perles, hélas révélatrices d'une certaine littérature officielle bien actuelle :

Ainsi nous voyons sur ce seul exemple (mais on pourrait sans doute en citer d'autres) comment certains responsables français continuent de jouer les donneurs de leçons, de spéculer sur des divisions entre Malgaches, réelles ou supposées, et cela pour maintenir leur influence tout en exprimant leurs sentiments anti-merina.

Un exemple éloquent à ce sujet est précisément la question de la politique linguistique, à travers le retour au français comme langue d'enseignement, dont se réjouit tant notre député. Rappelons qu'il s'agissait seulement, au début des années 90, de réintroduire l'enseignement du français, ce qui correspondait à une demande sociale légitime, le français restant un facteur décisif de promotion sociale à Madagascar. Mais très vite on est passé à la réintroduction de l'enseignement en français, jusque dans l'enseignement primaire ! on s'est occupé de faire reculer la malgachisation, et notamment l'usage de la langue malgache dans l'enseignement des matières scientifiques. (15)
Des Français ont défendu une position ethniciste prétendûment "côtière", niant l'existence d'une langue nationale officielle à Madagascar, prétendant que la malgachisation serait en fait une "mérinisation". La coopération française a été encore bien plus loin que les "Côtiers" dans sa défense frileuse et unilatérale de la francophonie, en refusant purement et simplement de discuter d'un projet d'édition d'ouvrages scolaires bilingues français-malgache pour n'envisager que des livres en français, alors que Fulgence Fanony, ministre "côtier", était d'accord pour en discuter.

D'ailleurs incriminer les seuls "Côtiers" dans l'échec de la malgachisation, comme le font certains Merina, est de mauvaise foi :


Quand on sait l'extrême importance de la langue maternelle et nationale, à la fois du point de vue du développement cognitif des enfants à l'école, du point de vue symbolique, identitaire, voire tout simplement politique dans le cadre de n'importe quelle construction nationale à travers le monde, alors on peut affirmer que, ne serait-ce que sur ce terrain-là, la France fait bel et bien obstacle à la construction nationale à Madagascar à l'heure actuelle. (15bis)


Cela fut également vrai dans d'autres domaines touchant eux aussi, et très profondément, aux valeurs et symboles identitaires. C'est ainsi que jusqu'en 1946 le Rova était interdit d'accès aux Malgaches, comme le rappelle très justement Ratefy :

6. Notre racisme à nous, Français

En France aussi, nous avons notre "racisme ordinaire", fait de comportements discriminatoires vis-à-vis des gens de couleur. Il est inutile d'insister là-dessus.

Parmi nos intellectuels nous avons eu droit au racisme primaire d'un Vacher de Lapouge, qui divaguait sur "l'aryanité", nous avons eu aussi Gobineau, Drumont, Barrès, Céline et bien d'autres, tous ont cultivé le racisme et l'antisémitisme. (16)

Mais nous avons aussi développé une forme particulière de racisme, qui, selon certains auteurs, est bien plus représentative de la France. Pierre-André Taguieff, dans son célèbre traité (17), la caractérise comme "universaliste-spiritualiste" pour la distinguer d'autres formes de racisme, plus "biologisantes", plus "primaires".

Voici deux citations célèbres, mais on en trouverait bien d'autres dans le livre de Claude Liauzu (18), ou dans celui d'Alain Ruscio (19) :

Certes, aujourd'hui, on ne fait plus référence à la "race", ce mot étant devenu tabou depuis la dernière guerre. On parle donc plutôt de la "culture", on voit se développer une sorte de "néoracisme", qui évoque la "différence des cultures" et aussi, bien sûr, leur "inégalité"... Nous avons changé de mots, mais ne sommes nullement sortis de notre "mission civilisatrice". Selon Etienne Balibar (20), cette forme de racisme nous est particulière à nous, Français :

Quand on songe à ce que les Espagnols ont fait en Amérique, massacrant puis convertissant les Indiens, on peut s'interroger sur la question de savoir si la variante "spiritualiste" du racisme, pour reprendre l'euphémisme de Taguieff, est spécifiquement française, ou alors il faudrait rajouter une catégorie dans laquelle, pour nous démarquer des Espagnols "autoritaires", nous incarnerions une forme "universaliste-spiritualiste-démocratique", pour mieux renforcer l'hypocrisie de la formule.

Car c'est bien d'un euphémisme qu'il s'agit, puisque derrière "l'universalisme-spiritualisme" d'un Jules Ferry, il y avait, aussi, une mainmise impérialiste et la convoitise de profits matériels. Et aujourd'hui, quand nos hommes politiques parlent des "intérêts français" en Afrique, à quoi font-ils allusion ? est-ce vraiment à nos intérêts du point de vue de notre belle image de marque "universaliste-spiritualiste-démocratique" ? (21)

Ratefy n'est pas dupe de "la France, patrie des droits de l'homme" :

Ces valeurs, en lesquelles nous croyons, ne sont pas des "acquis", elles doivent être confrontées aux réalités. En outre, l'universalisme n'est en rien le propre de l'Occident ou de la France : chaque culture, chaque civilisation est porteuse d'universalisme, l'universel est à rechercher partout et l'universalisme se construit dans la circulation des hommes, des idées, dans le dialogue, à travers l'ouverture aux autres.

Mais revenons à notre chère mission civilisatrice. Nous sommes-nous enfin débarrassés de ce "fardeau de l'homme blanc" ? Examinons incidemment une parution récente, le récit autobiographique intitulé "Chronique d'une passion malgache", de Jean-Maurice Comte (L'Harmattan, 1997). Il ne s'agit là que d'un seul témoignage personnel, dira-t-on, mais puisque ce M. Comte nous tend un miroir, regardons-nous. Voici une note de lecture de son récit :

Voyons d'un peu plus près deux passages révélateurs de l'ouvrage :

En poste dans le Sud-Ouest, dans une région où se produisent parfois des incidents interethniques opposant Sakalava, Antaisaka et Antandroy. notre Vazaha doit rentrer d'urgence un jour qu'il avait dû s'absenter, parce qu'on lui apprend que de tels incidents ont éclaté dans un village, et qu'il est bien convaincu que son adjoint au bureau local du fanjakana, un Merina nommé Rakotomalala, n'est pas à la hauteur de la situation. D'où cette perle de racisme anti-merina :

Il nous les livre aujourd'hui, ces réflexions... Et que signifient-elles, "politiquement", sinon d'une part que les Malgaches sont incapables de régler leurs problèmes sans l'aide d'un Vazahabe protecteur, d'autre part que les Merina du fanjakana ne sauraient être que des bureaucrates? La situation a-t-elle évolué ? Faut-il souhaiter un retour aux responsabilités de l'ethnie vazaha pour "conseiller", diriger, arbitrer ? tout cela, "dans l'intérêt même des Malgaches", qui oserait encore en douter ?...

D'ailleurs un certain retour en force des Vazaha n'est-il pas déjà amorcé en ce moment même à Madagascar, ne serait-ce que dans quelques grandes entreprises et administrations ?

7. Faut-il encore "décoloniser" le savoir sur Madagascar ?

Voici un passage du débat que nous avons eu début 1997 sur scm :

Dans la mesure où les opprimés se sont tus, et se taisent encore (qu'on songe à la chape de silence qui continue de peser sur la mémoire des événements de 1947), ils ont une "priorité" et, en un sens, plus de "légitimité" que d'autres à parler. Mais nous ne saurions les confondre avec ceux qui auront tôt fait de s'autoproclamer leurs représentants pour parler en leur nom.

Il nous faut néanmoins revenir sur ce dialogue, où nous avons pu donner l'impression de faire l'éloge de l'ignorance, de cette "i do no nakano kawazu" dont parlent les Japonais, cette "grenouille dans son puits" qui ne connaît, précisément, que son puits... Lévi-Strauss a écrit que :

Lévi-Strauss, intellectuel "structuraliste", considérait sans doute que pour être vraiment capable de se penser soi-même, il fallait nécessairement en passer par une démarche scientifique ("procéder par comparaison"), il fallait être capable de sortir "doublement" de son puits, de s'extraire deux fois de ses origines, à la fois géographiquement et intellectuellement : voyager d'une part, mais aussi sortir d'un univers de pensée magique, mythique - voire, dans une forme moderne, d'un univers trop imprégné d'idéologie - pour mettre en oeuvre des méthodes rigoureuses permettant seules d'accéder à une véritable connaissance scientifique.

Adopter ce strict point de vue revient à dénier toute valeur à la connaissance extra-scientifique, comme nous l'explique Antoine Bouillon :

En outre, l'affirmation de Ratefy demeure, dans toute sa force, que les Occidentaux ont accaparé le savoir et la parole pour tenir un discours ethnocentrique sur d'autres civilisations. Cheikh Anta Diop ne disait pas autre chose en 1954, quand il écrivit "Nations nègres et cultures" dans l'espoir, disait-il, de "décoloniser" l'Histoire de l'Afrique. (23)

Une autre grande voix issue des peuples dominés est celle d'Edward Said (24) :

La domination culturelle des Occidentaux reste très marquée, notamment dans la recherche scientifique :

Certes, les intellectuels issus des peuples dominés ont souvent tendance à se contenter d'être les élèves des Occidentaux sauf, précisément, des esprits comme Cheikh Anta Diop, comme naguère Dama-Ntsoha à Madagascar, comme Ratefy aujourd'hui. Mais ces aventuriers prennent aussi, en s'isolant de la "communauté scientifique", le risque d'être considérés comme des "autodidactes" trop marqués par leurs sentiments de revanche pour être capables d'objectivité. Dans le cas de Ratefy Ratrimonimerina, cela tourne carrément à la xénophobie :

Nous ne saurions souscrire à ces propos sectaires, cela va sans dire. Une certaine expertise scientifique est incontournable quand on veut traiter sérieusement bon nombre de sujets. Dans le présent article, nous y avons eu recours au sujet de cette fameuse "origine nusantarienne" (cf. ci-dessus notre troisième section). Dans le cours de la discussion sur <scm>, nous avons entrepris la même démarche quand il a fallu répondre au myhe du "génocide des Merina" :

Il n'empêche que, même dans ce cas, on nous a reproché d'user "d'arguments d'autorité" en faisant appel à des universitaires merina ! Autant dire que la suspicion demeure, autant dire qu'il reste beaucoup de chemin à faire en direction d'une véritable "reconnaissance mutuelle", et cela pas seulement entre Occidentaux et Malgaches.

Suite de notre exposé : la question merina


Notes

(10) Janine Harovelo, "La SFIO et Madagascar, 1947", L'Harmattan 1995

(11) J. Tronchon, "L'insurrection malgache de 1947", Maspero, Karthala, p. 242

(12) Voici la traduction des deux passages cités : "Araka izany, hatramin'ny taona 1896, dia nifanao andaniny roa mifanohitra ny mponina, ka andaniny ny Hova ary ankilany ny andevo sy ny Tanindrana. Ho an'ny Hova, ny fanjanahantany dia midika amin'izy ireo ho famerezan-jo - Ambaran'izy ireo aza ankehitriny ho fakana an-kerina izany. Ho an'ny Tanindrana kosa dia fanafahana.
Ny Hova dia malayo-polinesia, asiatika ny fiaimpiain'izy ireo, tia mitokatoka-monina, be tsiambaratelo. Tian'izy ireo mihitsy ny mikonon-java-miafina, miteti-pikomiana, manomana tetika maizina, sy mananga-pikambanana miafina. Ny fahakingan-tsainy,(...) dia samy nanohinany fankahalana antsika. Amin'ny endrika ivelany, dia tsy raharahain'izy ireo loatra ny fibodoan'ny vahiny ny taniny, kanefa, any ambadika ny kibay an-keliny ihany."

(13) Jean-Roland Randriamaro, "PADESM et luttes politiques à Madagascar", Karthala, 1997

(14) cf. par exemple Claudine Vidal, "Les mauvaises raisons ethniques de la politique française", in Observatoire Permanent de la Coopération Française, "La politique africaine au parlement français", Karthala, 1998

(14 bis) "Rapport d'information déposé à l'Assemblée nationale par la Commission des Affaires étrangères , sur la coopération avec Madagascar, enregistré le 22/12/94, n°1853, et présenté par M. Claude-Gérard Marcus, Député".

(15) Dominique Dumont, Emile Rakotozanany, Albert Ratsimbazafy, "L'IREM de Madagascar et le problème de la langue d'enseignement", in "Repères-IREM", N°18, Janvier 1995, Topiques Editions

(15bis) Dominique Dumont, "Le problème de la langue d'enseignement", in "Madagascar : le Marais", dir. F. Deléris, L'Harmattan, 1995

(16) Pour une étude assez complète, cf. Tsvetan Todorov, "Nous et les autres, la réflexion française sur la diversité humaine", Le Seuil, 1989

(17) P-A Taguieff, "La force du préjugé, essai sur le racisme et ses doubles", La Découverte, p. 395

(18) Claude Liauzu, "Race et Civilisation", Edition Syros, 1992,

(19) Alain Ruscio, "Le credo de l'homme blanc. Regards coloniaux français, XIXe-XXe siècles", Ed. Complexe, Bruxelles, 1995

(20) Etienne Balibar et Immanuel Wallerstein, "Race, nation, classe", La Découverte et Syros, 1988 et 1997

(21) cf. François-Xavier Verschave, "la Françafrique", Stock, 1998

(22) C. Lévi-Strauss, "Anthropologie structurale", II, p. 319

(23) Par ailleurs, ce grand chercheur n'était nullement raciste : « Le problème est de rééduquer notre perception de l'être humain, pour qu'elle se détache de l'apparence raciale et se polarise sur l'humain débarrassé de toutes coordonnées ethniques. » « Je n'aime pas employer la notion de race (qui n'existe pas) (...). On ne doit pas y attacher une importance obsessionnelle. C'est le hasard de l'évolution. » (Cheikh Anta Diop, Colloque d'Athènes, UNESCO, 1981)

(24) Edward Said, "L'orientalisme: l'Orient créé par l'Occident", 1980, Le Seuil, 1994


Accès à la troisième partie : la question merina